Journée mondiale des Océans : des consommateurs prêts pour une
économie moins plastifiée

Une tendance confirmée par le premier bilan du #NoPlasticChallenge

À l’issue du #NoPlasticChallenge qui a rencontré une forte mobilisation, l’association No Plastic in my
Sea souhaite rappeler que la production de plastique continue d’augmenter et que les prévisions sont
particulièrement inquiétantes. Or, cette croissance de la production entraînera mécaniquement une
augmentation de la pollution plastique, même si des progrès sont attendus en termes de recyclage.
La Journée mondiale des Océans et la marche organisée ce 8 juin sont l’occasion d’inciter
pouvoirs publics et fabricants à répondre aux attentes grandissantes pour une économie
moins plastifiée

350 millions de tonnes de plastique produites par an aujourd’hui, 1,1 milliard de tonnes en
2050 !

Malgré des mobilisations citoyennes et des règlementations existantes et à venir sur l’interdiction de
certains produits à usage unique, la tendance de fond demeure la poursuite d'un modèle économique
sur-utilisateur de plastique.
Le plastique est en effet massivement utilisé :
o dans l’emballage (dont les boissons en bouteille) : 40% de la production mondiale et
45% en France
o mais également dans le textile -71% du textile mondial est synthétique-
o l’automobile, le bâtiment, l’électronique et même l’agriculture.
Tous les ans la production de plastique mondiale augmente de près de 4%*. Le World Economic
Forum prévoit un triplement de la production dans les 30 ans à venir, si nous restons sur le même
modèle, avec 1,124 milliard de tonnes de plastique produites par an en 2050.

L’amélioration du recyclage est indispensable mais insuffisante pour enrayer la crise
mondiale de la pollution plastique

Si des améliorations sont attendues pour le recyclage du plastique, qui n’est que de 21% en France
aujourd’hui, un effort majeur est nécessaire afin d’atteindre les objectifs de l’Union Européenne (50%
de recyclage en 2025), surtout si le volume de déchets continue d’augmenter. Rappelons également
que le plastique ne se recycle qu’un nombre limité de fois et que tous les plastiques ne se recyclent
pas.
Aussi, la réduction de la pollution plastique à la source, c’est-à-dire la régulation de la
production et l’encouragement d’alternatives au tout-plastique, apparaît aujourd’hui
indispensable.

Premier bilan du #NoPlasticChallenge : des consommateurs prêts à réduire leur usage de
plastique

L’opération qui s’est déroulée du 22 mai au 5 juin a rencontré un fort engouement : plus de 100
entreprises, 60 établissements scolaires, 50 événements publics et des actions sur les réseaux
sociaux ont permis d’engager 200 000 personnes dans le challenge*.
Une évaluation en ligne avant/après challenge développée par notre partenaire CitizenWave a
permis de mesurer des évolutions de consommation chez 1084 participants (auto-déclaration) :

o Consommation de bouteilles plastiques : – 33,92%
o Commande de repas préparés : – 44,94%
o Usage de couverts et assiettes plastiques : -16,04%
o Gobelets et tasses plastiques : -28%
o Commande de matériel et de courses en ligne : – 34,20%

Le 8 juin, Journée mondiale des Océans, appelons à une régulation de la production de
plastique et à des accords internationaux ambitieux

Seuls des réglementations, des accords internationaux et un changement de modèle dans de
nombreux secteurs permettront d'enrayer la surproduction de plastique.
La future loi sur l'économie circulaire et la tenue du G7 à Biarritz fin août peuvent être
l'occasion de progrès en ce sens.

* Source PlasticsEurope : +3,9% de production mondiale en 2017/2016 et +7,8% en France en 2017/2016
* Source : données sur les engagements fournies par notre partenaire Visibrain, et par Facebook et Instagram, ainsi
que les retours d’informations sur les individus mobilisés par les entreprises, établissements, clubs de sports et
bénévoles.