L’alimentation fait partie intégrante de notre quotidien, et pourtant, elle est souvent négligée voire bafouée.
Contrairement au temps de nos grand-parents qui consacraient la majorité de leur budget à l’alimentation, aujourd’hui, les français dépensent nettement plus pour se loger. En effet, une étude de l’Insee s’est penchée sur la consommation des français entre 1960 et 2007. En un peu moins d’un demi-siècle, les dépenses des ménages ont été multipliées par trois. Toutefois, les dépenses liées à l’alimentation ont bien régressé, passant de 38% en 1960 à 25% du budget en 2007.

De nos jours, malheureusement, beaucoup de personnes préfèrent investir dans des biens matériels, plutôt que dans leur santé. En effet, garder son corps en pleine vitalité passe par une alimentation de qualité, et qui plus est, biologique.

L’alimentation biologique: une alliée de taille pour préserver la santé de l’organisme

Depuis quelques années, l’agriculture biologique connaît une forte expansion. En 2015, on comptabilisait pas moins de 50,9 millions d’hectares cultivés en agriculture biologique, dans 179 pays dans le monde. Toujours en 2015, environ 6,2% des terres agricoles dans le monde ont produit des denrées biologiques, contre 0,1% en 1985.

Mais pourquoi l’alimentation biologique connaît-elle un si grand boom ces dernières années ?

Diverses raisons peuvent pousser le consommateur à préférer une alimentation biologique à une alimentation conventionnelle. Notamment, l’absence de pesticides et autres substances nocives pour l’humain. En préservant l’intégrité ainsi que la qualité des aliments, l’alimentation biologique offre à l’organisme une nourriture riche en nutriments et en bienfaits.

Des études épidémiologiques ont observé que, les aliments provenant d’une exploitation agricole conventionnelle, nuisent fortement au développement cognitif de l’enfant. En particulier, les pesticides employés dans l’agriculture intensive causeraient de nombreux dommages sur les cerveaux des nouveaux-nés. De plus, durant la grossesse, une exposition aux insecticides organophosphorés serait extrêmement néfaste pour la futur maman et son bébé. Offrir une alimentation biologique à son enfant, et ce, dès son plus jeune âge, est un cadeau d’une valeur inestimable.

Mais ce n’est pas tout, certaines recherches ont démontré une baisse de 31% de l’obésité, chez les personnes se nourrissant d’aliments issus de l’agriculture biologique. Toutefois, ce résultat reste à prendre avec des pincettes. En effet, généralement les consommateurs de produits bio ont une meilleure hygiène alimentaire, ce qui pourrait expliquer un tel résultat.

Comme nous le disions précédemment dans cet article, l’alimentation biologique préserve le bon fonctionnement du cerveau. Des scientifiques ont prouvé que les adeptes d’alimentation biologique possédaient des capacités mémorielles ainsi qu’un QI supérieur à la moyenne. L’agriculture conventionnelle étant saturée d’insecticides neurotoxiques, il n’est pas étonnant de voir apparaître des effets néfastes sur le système neurologique humain. Outre les insecticides, les herbicides et antifongiques peuvent eux aussi s’avérer très dangereux pour le système nerveux. D’ailleurs, une étude alerte que plus de 100 pesticides employés dans les exploitations intensives, provoquent des effets neurologiques indésirables chez l’humain.

De nombreuses recherches ont montré que manger bio diminuait le risque de maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Une étude anglaise a notamment affirmé que les produits d’origine animale bio contiennent davantage d’oméga-3, un acide gras protecteur du système cardiovasculaire. Également, l’absence de pesticides dans l’alimentation diminue drastiquement le risque de contracter des pathologies graves, telles que Parkinson ou certains types de cancers.

Alimentation biologique et éthique environnementale

Manger bio ce n’est pas seulement entretenir sa santé physique, c’est aussi faire un geste pour la planète. D’après une étude publiée en avril 2019, dans The American Journal of Clinical Nutrition, la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique serait meilleure pour l’environnement. En effet, les exploitations agricoles biologiques émettent moins de gaz à effets de serre, consomment moins d’énergie et abîment moins les sols. Toutefois, les chercheurs s’accordent à dire que ces résultats sont en partie dû aux habitudes alimentaires des consommateurs de produits bio. Il est vrai que les personnes se nourrissant biologiquement ont tendance à privilégier davantage une alimentation végétale.
Les pièges à éviter dans l’alimentation biologique

Le chemin vers une alimentation biologique, plus saine et respectueuse de l’environnement, peut-être semé d’embûches.

D’abord il faut bien comprendre une chose, naturel ne veut pas dire biologique et vice versa. Beaucoup de marques abusent de l’appellation naturel sur le produit, notamment les cosmétiques, pour induire le consommateur en erreur. Par exemple, si un produit transformé sans certification à base de tomates contient de la tomate dite «naturelle», la tomate peut très bien avoir subi divers traitements chimiques. À l’inverse, un paquet de biscuits bio peut très bien être composé de colorants et de conservateurs, et par conséquent, être très éloigné d’un produit naturel. Cela signifie également qu’un aliment biologique n’est pas forcément bon pour la santé.

Un autre aspect à considérer est que tous les produits présents dans un magasin bio ne sont pas systématiquement bio. Certaines marque, que l’on retrouve souvent dans les magasins bio, propose de nombreux produits absolument pas bio. Même lorsque vous faites vos courses dans un magasin bio, assurez-vous toujours de bien retrouver le petit logo affirmant que l’aliment est bel et bien biologique. Choisissez plutôt des magasins qui ont une éthique dans le choix de leur fournisseur comme notre magasin Rebelle de Nature

En parlant de logo, là aussi il faut faire attention ! En France, deux labels sont reconnus officiellement par la loi:

• Le logo AB : qui correspond au label français créé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il atteste qu’un produit contient au moins 95 % d’ingrédients agricoles certifiés bio. Sachez néanmoins que le logo français AB est facultatif.

• Le logo Eurofeuille : qui correspond au label européen et qui caractérise les produits respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique. Ce logo communautaire est quant à lui obligatoire pour les produits se revendiquant bio. Il doit être accompagné d’une mention précisant l’origine des matières premières ainsi que du numéro de l’organisme certificateur. Ce numéro est composé du code international du pays de production du produit + BIO + numéro d’ordre. Par exemple, pour un produit fabriqué en France, le numéro sera : FR-BIO-09. Par ailleurs, la liste des organismes certificateurs agréés en France est disponible sur le site de l’Agence Bio.